Exportation de bétails du Mali: La Dgcc déjoue des tentatives

Au regard de la situation que traverse le secteur de l’élevage dans la crise sécuritaire et l’embargo de la CEDEAO, des éleveurs empruntent le pied pour faire sortir les bétails du territoire national. En revanche, la direction générale du commerce et de concurrence intercepte plusieurs camions.

Depuis 10 ans, le Mali traverse une crise multidimensionnelle qui menace la vie des Maliens en général, particulièrement celle du centre et du nord. Les bétails ne sont pas épargnés par le phénomène.

En dépit de ce conflit djihadiste, des milliers de bétails ont été victimes d’enlèvements, de ravages et d’autres crimes. Malgré cela, des sentences à l’encontre du Mali à l’issue des sommets extraordinaires de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), tenus le 9 janvier 2022 à Accra, en République du Ghana, sont tombées.

Depuis deux mois, avec la fermeture des frontières avec des pays membres de cette organisation internationale, certains éleveurs et des commerçants de bétails ont emprunté la voie terrestre pour faire sortir les bétails. Selon des informations publiées sur la page Facebook de la direction générale du commerce et de concurrence, les structures déconcentrées de ladite direction interceptent plusieurs camions qui font la sortie frauduleuse de bétails sur pied du territoire national.

On se demande pourquoi cette pratique. Sont-ils des Maliens ? Nous savons que la situation alerte notre pays, mais des pays de la sous-région ne sont pas écartés des conséquences de la fermeture des frontières. Car, le Mali serait le premier producteur de bétails dans cet espace. Et, depuis la fermeture des frontières, des pays frontaliers sont aussi touchés. Le prix de la viande flambe. La population locale manifeste contre la situation. Ici au Mali, au lieu d’autres moyens pour transporter les bétails, on devrait se donner la main pour pousser la CEDEAO au dialogue pour l’intérêt général.

Par ailleurs, la situation de nos bétails est précaire. À titre de rappel, les habitants du village de Bazi Haoussa, cercle d’Ansongo dans la région de Gao, ont été victimes de vols d’animaux. De présumés djihadistes armés non identifiés sont partis avec plus de 50 têtes, parmi lesquelles des vaches laitières. Des habitants de la localité indiquent que les forces de défense et de sécurité ont été informées. Mais, aucune poursuite n’aurait été engagée pour les retrouver, regrettent-ils.

Les mêmes sources rappellent que les enlèvements de bétails sont récurrents à Bazi Haoussa depuis 3 ans. Les éleveurs de la zone auraient perdu plus de 5 000 têtes de 2019 à nos jours. À cela s’ajoutent des brulures des marchés de bétails, l’alimentation des bétails, des ravages et autres crimes. Si rien n’est fait, le prix de la viande ne cessera pas de grimper, surtout à l’approche du mois béni de ramadan.

Source : Le Combat

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