IBK-MSK: la guerre des mots

En appelant le 2 octobre « à mettre fin à ce régime incompétent pour abréger la souffrance du peuple », l’ancien officier putschiste prônait directement l’instauration de l’ordre kaki. Très vite dénoncé par tous les démocrates et patriotes sur les réseaux, le général déserteur en temps de guerre reconverti en activiste politique avait eu la repartie cinglante du très discret second fils du président IBK. Après avoir rendu un vibrant hommage, ce samedi, aux jeunes soldats tombés les armes à la main à Boulkessi et loué leur bravoure jusqu’à la témérité, le Chef suprême des armées n’a manqué de clasher l’impudent ex-putschiste en lui rappelant que le Mali « n’a pas besoin d’élucubration des nostalgiques du putsch. Aucun putsch ne prévaudra au Mali. Qu’on se le dise. Cela n’est pas du tout à l’ordre du jour et nous ne saurons nous inquiéter ». Une guerre des mots entre un général démissionnaire et une virtuose de la langue de Molière largement commentée par les Facebookeurs. C’est le thème de votre Facebookan de ce lundi 7 octobre.
IBK Président DU MALI : « Aucun putsch ne prévaudra au Mali, qu’on se le dise. Et je crois que cela n’est pas du tout à l’ordre du jour et nous ne saurons nous inquiéter. Mais je tiens à dire combien cela est absolument ignominieux, indécent dans les temps où nous sommes ».

Akibou Yatera : Lol, ça veut dire qu’il suit son ancien ami au twiter lol. Boua koromatigué dabilâ général plaisantin sinko îfanâ kâ sabalî doñi ayiwa.

Al Hassane Hama Thiao : IBK et son fils Bouba viennent de propulser inutilement le General Putschiste Moussa Sinko Coulibaly sur le devant de la scène médiatique alors même que notre armée vit une tragédie innommable. Une publicité gratuite parce que la priorité d’IBK est son pouvoir, pour cela tous les Maliens peuvent mourir il n’en a que faire.

Lamine Drogba Tiékoroba : Un général déserteur en temps de guerre ne doit pas parler. Taisez-vous !

Younoussa Traore : Pas d’autres coups d’État au Mali, celui qui le fera, sera tué, car le coup d’État 2012 a mis le Mali 30 ans en arrière.

Oumar Togola : Aucun putsch ne prévaudra au Mali. Qu’est qui lui fait donner ce rapport entre ces attaques et un putsch ?

Nouhoum Togo : IBK sait très bien ce que c’est qu’un push, car c’est grâce à cet acte imprescriptible qu’il est aujourd’hui au sommet.

Bruce Diop : Il communique trop à l’endroit de la communauté internationale.

MH Câm : En tout cas, que tout le monde commence à faire ses provisions de nourriture et de carburant, car après une autre attaque comme la dernière IBK peut commencer à faire ces bagages.

Issa Telly Moctar Yalbèlè : le discours est vraiment codé pour comprendre ce discours il faut lire et relire encore plus parce que il dénonce de la France.

Issa Telly : Ce discours est vraiment codé, selon moi, il parle de la France rien que d’autres parce que la Libye est détruite par la France pour bien imposée dans le Sahel.

Mohamed Sidibé : Mad’e Dolo. Loll. Avec des références à la civilisation grecque et latin comme si ce message était adressé à des étudiants en fac de Lettre et Latin-Grec.

Seydou Oumar TRAORE : Suite aux drames qu’a subi notre armée et l’ensemble des peuples du Mali plongé dans la tristesse et pendant les 3 jours de DEUIL national décrété par le président de la République, Moussa Sinko Coulibaly a encore fait parler de lui. Dans plusieurs tweets incendiaires, il accable IBK et appelle à renverser son régime. Sous d’autres cieux, Moussa Sinko Coulibaly mériterait la pendaison, mais au Mali ça passe inaperçu. Aucun procureur ne s’autosaisit de cette déclaration très grave et antidémocratique. Ce qui est regrettable, car ici les magistrats ne se sentent pas encore concerner même si leur rôle premier est la préservation l’ordre public ! Un coup d’État est nuisible pour le pays, voilà pourquoi nos constitutionnalistes l’ont prohibé et l’ont rendu comme un crime imprescriptible.
Mais Moussa Sinko Coulibaly a-t-il raison de tenir de tels propos, lui qui fit propulser général de guerre ?
Ma conviction est que non. Sans discernement, ses tweets donnent l’impression d’un grand patriote soucieux des militaires morts et de nos familles endeuillées. Mais il n’en est rien. Moussa Sinko Coulibaly est rancunier assoiffé du pouvoir et n’a aucun engagement patriotique. Pour preuve, Moussa Sinko Coulibaly a eu toutes les chances d’apporter sa contribution et son expertise à l’armée en tant que général. S’il est tant engagé comme il tente aujourd’hui de nous faire croire, il pouvait demander un bataillon pour aller défendre le centre ou le Nord, mais rien. Il a choisi, à une période difficile de la vie de la nation, le moment où le Mali a besoin de l’effort de tous les militaires, pour abdiquer et briguer la magistrature suprême du pays et récolte 0% des voix.
0% pour Moussa Sinko Coulibaly, il ne pouvait en être autrement, car ce jeune officier supérieur a trahi l’espoir du peuple du Mali en démissionnant de l’armée où il avait tous les espoirs des frères d’armes en tant que directeur de la prestigieuse école de formation de guerre Aliou M’Blodin M’Bèye. Voilà pourquoi, en déphasage total avec les attentes du peuple, il n’a récolté que ce score de la honte pour celui dont le premier meeting a fait couler beaucoup d’ancre et de salive. J’avais dit au départ que Moussa Sinko Coulibaly n’avait pas un bon avenir politique, car la constance lui manque. D’un, il n’a pas l’enracinement politique nécessaire et secundo, il n’a pas la somme intellectuelle nécessaire à une telle aventure.

Alors pourquoi moussa Sinko Coulibaly clame sans cesse de rompre l’ordre constitutionnel ?
Un jour putschiste, toujours putschiste… C’est ancré dans la tête de Moussa Sinko Coulibaly que c’est seulement le coup d’État qui est le moyen d’accéder au pouvoir. Comme en 2012, quand ils ont renversé ATT, il a eu sans mérite un poste ministériel et des galons de promo. De simple commandant, il se retrouve Général de Division sans aucun mérite. Toutou est donné dans la facilité sans compter les différents pillages des services et ressources de l’état opérés par le clan CNDRE lors di soulèvement et les avantages financiers liés aux différents postes. Voilà Moussa Sinko Coulibaly pense que tout s’obtient dans la facilité. Il n’a pas de gène à demander de rompre l’ordre constitutionnel et le clame haut et fort. Pourtant en 2018, lui Moussa Sinko Coulibaly a eu l’occasion d’aller à Koulouba, mais il n’a pas fait le poids, car il n’était même pas dans les dix premiers de la course. Il faut donc que nos démocrates rappellent ce jeune officier félon à l’ordre. C’est une insulte au peuple que de demander d’ignorer leurs voix et leurs choix politiques sereinement et librement exprimés. Les propos de Moussa Sinko Coulibaly sont une insulte à la démocratie et aux acteurs du mouvement démocratique ainsi qu’à l’ensemble du peuple du Mali.
Si Moussa Sinko Coulibaly est autant peiné par nos morts, pourquoi il ne s’est pas rebellé pour aller libérer le centre et le nord des djihadistes ?
Sa folie du pouvoir doit attendre 2023. Autrement dit, c’est la justice et la sécurité d’état qui doivent se saisir de son cas pour tentative d’atteinte à la sûreté de l’état ou apologie de coup d’État au Mali. À eux de requalifier les faits.
Ckeickna Takiou, Dogo, ton analyse est intéressante. Tu aurais dû la publier en trois parties pour permettre à tout le monde de le lire. Chaque 15 minutes, tu publies une partie. Il y’a de fortes idées dedans.
Si nous vivons la situation actuelle, c’est par qu’il y’a eu le putsch de 2012, le plus bête de l’histoire du monde. C’est ce putsch qui a livré les régions nord du Mali aux terroristes. Lui et ses amis ont pris le pouvoir pour se la couler douce à Bamako, contrairement à leurs premières déclarations relatives à la libération du pays. Ils ont humilité la République, favorisé la venue des forces étrangères au Mali, avec les coups assénés à Dioncounda par leur complicité.
Dans la gestion du pays, ce général de bureau, qui a fui l’armée pour la politique, n’a rien à son actif. Que de passifs ! Aujourd’hui, la bouche remplie d’insultes, il fait preuve de rancune, comme tu l’as dit, et montre qu’il est un homme haineux, nostalgique d’un passé révolu.
Il peut continuer à souhaiter un malheur pour ce pays, mais nul ne sait comment cela pourrait terminer.
Évitons les extrêmes, soyons patients et inscrivons nos discours et actions dans un canevas démocratique. Le reste n’est qu’une aventure, sans issue. Wa Salam !

Tchiathel Ziman : Toure Abba- Abba, je t’assure ils connaissent très bien leur vrai problème. Ce n’est ni la Libye ni moins la France, mais quand l’être humain n’est pas digne, il cherche toujours un preneur pour ses propres problèmes en accusant les autres d’être à l’origine de ses malheurs dont il est comptable.
Abdoulaye Kone : Macky Sougouna, c’est toi qui veux encourager je ne sais quoi. Je n’ai jamais eu la moindre intention d’encourager quoi que ce soit.
Banta Gassama Diaby : IBK sait qu’il n’a pas la solution, il a peur, il sait de quoi il parle.
C’est étonnant aussi de se rendre compte aujourd’hui que notre malheur c’est la Libye.
Allah ka malikishi !
Salia Ben Youssou : il est conscient de ce qu’il dit. Car il sera difficile, dans une situation pareille, d’arriver en termes de son mandat. Le temps a toujours jugé.
Abdoulbaki Diallo : Il panique, et pourtant on a besoin d’autres solutions. Il est loin d’être la solution au Mali actuel.
Mangara Cheick Hamalla : Certains ex-officiers félons, au chômage après s’être lancés dans l’arène politique pensent que le coup d’Etat est un métier. Vraiment, quand des peureux lâchent, des malfrats deviennent des donneurs de leçon. Walaye toi tu n’auras pas les honneurs dignes des fils de ce pays. Fougariiii !

Info-Matin

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