Révision du Code minier : les acteurs se concertent sur les principales réformes à entreprendre

A l’initiative de la Coalition Malienne Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP), une réunion des acteurs clés du secteur minier a eu lieu, ce jeudi 14 juillet 2023. A l’hôtel Millénium, la rencontre visait à identifier les principales réformes à entreprendre en vue de la révision annoncée par le gouvernement du Code minier de 2019. 

Environ 350 sites d’orpaillage artisanal sont recensés dans les régions de Koulikoro, Sikasso, Bougouni et Kayes. Plus de 512 605 personnes travaillent directement dans cette exploitation de l’or. Selon Souleymane Tiémoko Sangaré, secrétaire général de la Coalition PCQVP-Mali, malgré de multiples réformes minières, « cette activité a presque évolué en « marge du droit ». Une réalité qui a eu d’énormes conséquences pour l’environnement, la santé et les moyens de subsistance des communautés.

Pour faire de l’orpaillage traditionnel un levier de développement, un Forum national a été organisé en 2014 sur l’extraction artisanale de l’or. Aussi, une stratégie nationale d’extraction artisanale de l’or a été adoptée en 2017. Une stratégie reconnue par le Code minier de 2019, sans pour autant énoncer des dispositions contraignantes pour les contrevenants dans ce secteur. Ainsi, les actions éventuelles à mener sont identifiées et discutées par les acteurs clés en vue de la modification du Code de 2019 et son décret d’application.

La cérémonie d’ouverture de la réunion avec les acteurs clés du secteur minier était présidée par Seydou Badini, membre de la Commission des Mines, de l’Energie et de l’Eau, du Conseil national de Transition. Au nom de ses collègues, le Conseiller a salué les membres de la société civile pour cette activité pour le secteur minier au Mali.

L’atelier a été organisé dans le cadre du projet « Great Value for Gold (une plus grande valeur pour l’or) ». Un projet mis en œuvre par la Coalition Malienne Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP-Mali), en partenariat avec la Fondation pour le Développement au Sahel (FDS) et l’Institut International pour l’environnement et le Développement (IIED).

 

Mamadou TOGOLA/maliweb.net

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