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Les maliens réagissent a l’appel a manifester du quarteron

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L’annonce d’un ‘’rassemblement’’ au contenu jusque-là inconnu du grand public pris pour des moutons de Panurge qui n’ont pas besoin de connaître l’ordre du jour pour se mettre en branle, tient toujours en haleine nos compatriotes qui restent plus que jamais divisés sur la question. Pour les intervenants qui suivent, il n’est pas question de servir une mascarade politico-religieuse en prenant part à une manifestation aux enjeux décalés par rapport aux vraies préoccupations des Maliens.

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Le remake de la mythique bataille de Kirina ?

Dicko et Bouyé se sont trompés en 2013 en soutenant le Candidat IBK. En 2018, ils ont soutenu Aliou Boubacar Diallo qui a fini dans le camp de la majorité présidentielle. Peut-on dire qu’ils se sont trompés de choix encore ? Si tel est le cas, faut-il continuer à suivre des leaders qui se trompent à tout moment ? Qu’est-ce qui prouve qu’ils ne sont pas en train de se tromper en demandant la démission d’IBK ?

Les Maliens ont-ils oublié que l’imam Dicko et ses partisans avaient proféré des malédictions contre le Pr Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée nationale, en la faveur du meeting du 22 août 2009, à cause du fait que les députés de la quatrième législature avaient adopté un nouveau code de la famille jugé progressiste. Certains avaient même dit que s’en était fini pour Dioncounda et qu’il n’allait plus jamais être le président du Mali.

Tenez-vous bien, le Pr Dioncounda a été président de la République après la démission forcée d’ATT et le même Dicko a organisé au stade du 26 Mars des séances de bénédictions pour lui et son Premier ministre Cheikh Modibo Diarra.

À cette occasion, les leaders religieux ont prié pour eux et ont demandé à tous les musulmans de soutenir leurs actions. Selon l’expression de l’ancien PM SBM ces gens sont de véritables «hybrides». Ils savent toujours comment manipuler leurs «followers» chaque fois qu’ils veulent avoir la mainmise sur l’appareil d’État.

De janvier 2008 (date de l’élection de Dicko à la tête du HCIM) à Septembre 2019 (date de son départ du HCIM), tout ce que l’imam Dicko a exigé de l’État malien il l’a obtenu. En contrepartie qu’est-ce qu’il a concrètement proposé comme stratégies ou programmes à nos dirigeants successifs afin qu’ils puissent lutter efficacement contre la mauvaise gouvernance ?

Étant donné que les Maliens font davantage confiance aux acteurs religieux qu’aux hommes politiques, qu’est-ce qui fait que ces acteurs n’arrivent pas à s’unir afin de pouvoir chasser de notre territoire les bandits armés du centre et du Nord ?

Tous les Maliens sont conscients de l’influence de l’islam sur la politique, mais cette influence n’a aucun impact visible sur le niveau de la corruption. Pourquoi ?

Le remake de la mythique bataille de Kirina aura lieu le vendredi 5Juin. D’un côté, il y aura les défenseurs de la démocratie et des institutions républicaines et de l’autre côté il y aura les partisans du Chaos et de l’anarchie. IBK a certes échoué, mais les religieux-affairistes ne constituent pas une alternative à son échec surtout que leur unique objectif, c’est de nous imposer la Chaaria.

Ce que ces religieux-affairistes ne peuvent pas obtenir par les urnes, c’est ce qu’ils sont en train de chercher en instrumentalisant la rue. Les élus de la nation, les élus locaux, les dignitaires du HCIM, les hauts gradés de l’armée, les cadres de l’administration publique, les partis politiques, les associations ou organisations de la société civile, les syndicats… doivent s’assumer afin que nos institutions ne tombent pas au profit de la ruecratie.

La marche n’est pas interdite par nos textes, mais marcher pour exiger la démission d’un président élu démocratiquement n’est pas admissible. Le Mali ne doit plus jamais revivre ce qui s’est passé en Mars 2012. Les plaies sont encore béantes…

Sambou Sissoko

Info-Matin

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