RENCONTRE CEDEAO-CNSP : Des compris, mais aussi des désaccords
Après trois jours de discussions, la délégation de la CEDEAO conduite par Goodluck Jonathan et les membres du Comité national pour le salut du peuple ont eu des compromis sur certains points. La CEDEAO affirme avoir été rassurée par l’ancien président lui-même qu’il a été contraint à la démission. Quant aux militaires, ils affirment avoir fait certains compromis pour que les sanctions soient levées contre le Mali.
Le rétablissement de IBK dans les fonctions de président de la République n’est plus à l’ordre du jour ; l’ancien chef de l’État serait dans une résidence de son choix et pourra faire des contrôles médicaux à l’étranger quand il veut ; le sort du Mali quant aux sanctions sera décidé par les chefs d’État de la CEDEAO au cours du sommet extraordinaire prévu pour ce mercredi ; rien n’a été décidé concernant la future transition, ni de la taille, du président encore moins du gouvernement…telles sont , entres autres, les conclusions des rencontres de trois jours entre la délégation de la CEDEAO et les membres du CNSP.
Les deux partis ont échangé aussi sur la nécessité de lever des sanctions contre le Mali, cela du moment où IBK même a dit avoir démissionné. Pour obtenir la levée de ces sanctions, les membres du CNSP ont fait certains compromis parmi lesquels la permission accordée de la délégation de la CEDEAO pour rendre visite à IBK. Un autre compromis, c’est d’alléger les conditions de sécurisation de M. Ibrahim Boubacar Keita : qu’il soit sécurisé dans un endroit de son choix et qu’il ait la possibilité de se soigner et le droit d’aller et de revenir quand il veut. Mais à ce niveau, la CEDEAO s’est engagée à faire revenir IBK en cas de besoin, selon le colonel major Wagué. Pour cet officier supérieur de l’armée malienne, ils sont obligés de faire ces compromis pour obtenir la levée des sanctions contre le Mali. « On a exigé, au regard des constats qui ont été faits, comment lever les sanctions parce que tout ce qui nous importe, c’est de faire en sorte que le peuple ne souffre pas. Les sanctions, c’est un problème. Si on ne fait pas de compromis, les sanctions ne seront pas levées. Or, ces sanctions feront souffrir le peuple », a-t-il justifié.
A ce sujet, Goodluck a affirmé que ce sont les Chefs d’État qui jugeront de la levée ou pas des sanctions au cours de leur sommet extraordinaire prévu pour ce mercredi.
Adama B. KONATE
Le Soft
