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Pour » attentat à la pudeur, viol et avortement »: un directeur d’école et un médecin placés sous mandat de dépôt par la justice

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Aussi, les limiers de la section Protection des Mœurs, munis d’une convocation, ont recherché le directeur d’école, l’ont interpellé et conduit à la Brigade des Mœurs. Sur place, il reconnaitra les faits et se mettra à table. Il avouera qu’il y a effectivement environ deux mois, A.K était venue nettoyer une salle de classe en compagnie de ses amies.

 

» J’ai profité de l’occasion pour lui dire que j’aurai besoin d’elle vers le petit soir. Ainsi, ses amies rentrées à la maison, la laissant seule, je l’ai invitée dans mon bureau pour lui faire des avances. Face à son refus catégorique, je l’ai menacée de la faire échouer au DEF et que son père, que je connais bien, répudiera sa mère à cause de son échec à l’examen« , a-t-il rapporté aux enquêteurs, sans détour.

Il expliquera que, face à cette menace, A.K n’a pas hésité longtemps, s’est déshabillée pour qu’on passe à l’acte.  » Je lui ai promis de la faire passer au DEF contre son silence. En partant, elle avait de la peine à marcher, je l’ai accompagnée non loin de son domicile. Une semaine plus tard, j’ai encore couché avec elle dans mon bureau, dans les mêmes circonstances. » Et d’ajouter sans sourciller :  » c’est le lundi 13 avril dernier, suite à ma demande de passer à mon bureau, qu’elle se présenta, me signifia qu’elle ne se sentait pas bien et je réalisais qu’elle était enceinte. Sans désemparer, je l’ai conduite chez un ami médecin pour enlever le fœtus contre la somme de 40.000 FCFA. »

A la suite des aveux du directeur, les limiers de la Brigade des mœurs interpellèrent le médecin impliqué dans l’avortement, un sexagénaire répondant au nom de B.M.  Il fut conduit à son tour dans les locaux de la Brigade, interrogé, il a, dans un premier temps, nié les faits, avant de les reconnaître, en conformité avec les dires de son ami directeur d’école.

Les deux personnes ont été déférées devant le procureur près le Tribunal de grande instance de la Commune VI, qui les a placées sous mandat de dépôt pour  » attentat à la pudeur, viol et avortement. »

Apparemment, les enseignants n’ont pas tiré toutes les leçons de leurs déboires consécutifs à leurs relations avec les jeunes filles placées sous leur tutelle.

Les cowboys, au 19è siècle, dénonçaient les tricheurs en les plongeant dans du goudron avant de les recouvrir de plumes de poulets. Au Mali, un traitement approchant devrait être envisagé, pour faire réfléchir à deux fois les enseignants, particulièrement portés sur le droit de cuissage.

O. BARRY

SourceL’Indépendant

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