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Centrafrique: au marché de PK5, l’augmentation des prix inquiète commerçants et habitants

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La route qui relie Bangui au Cameroun est toujours fermée à la circulation ce lundi. C’est la principale route de ravitaillement pour la Centrafrique, mais depuis la naissance d’une nouvelle coalition de rebelles, plus aucun camion de marchandise n’y circule en raison de l’insécurité. Conséquence : au marché de PK5 à Bangui, les commerçants ont du mal à s’approvisionner et les prix augmentent.

Avec notre envoyée spéciale à BanguiFlorence Morice

Devant son petit stand de riz et de sucre, Mamadou Idriss garde le sourire, mais ces dernières semaines, il a de plus en plus de mal à s’approvisionner : « Auparavant, on payait le sac de sucre 32 000 francs, mais maintenant c’est 37 000 francs, tout est monté. »

Pour compenser, Idrissa a dû réduire ses marges et augmenter un peu ses prix. Mais il ne s’en sort pas, les clients disent que c’est trop cher : « C’est très cher, par le passé par jour je finis un sac et j’ai 5 000 francs de bénéfice, mais maintenant c’est à 2 000 francs seulement, parfois 2 000 et parfois 1 500. »

De l’autre côté de la route, Louisa Milangwa vend les légumes qu’elle cultive en périphérie de Bangui, mais faute d’engrais, devenus trop cher, ses récoltes diminuent : « Les engrais sont devenus trop chers. Avant j’en achetais pour 25 000 francs, mais ça coûte 45 000 francs aujourd’hui. Je n’ai pas les moyens. Alors regardez : j’ai des problèmes avec mes tomates, mes carottes et mes aubergines. Ça ne pousse pas comme d’habitude. »

Même le prix du manioc a bondi ; c’est pourtant un aliment de base pour la population.

Ousmane, lui, a bien du mal à remplir son petit étal de savons et d’huile et ne cache pas son exaspération : « Ce n’est pas la première fois : à chaque fois que les rebelles viennent, nous les populations on le vit difficilement…  la route ferme, c’est nous qui payons tout, les trucs cassés là. On est fatigués avec ça, nous on ne voulait que la paix. »

Chacun espère que la situation ne durera pas trop longtemps. En attendant, Ousmane, sa femme et leurs six enfants ne prennent plus qu’un repas par jour.

RFI

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