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Barkhane: 8 ans d’engagement au service de la paix et de la stabilité du Mali

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Le 11 janvier 2013, la France, à la demande du Président de la Transition, Dioncounda TRAORE, et du Président en exercice de la CEDEAO, Alassane Dramane OUATTARA, déclenchait l’Opération Serval qui allait stopper net à Konna la progression de la coalition jihadiste vers le Sud. Quel était l’objectif de Serval ? Quel était le contexte ?

L’opération Serval est une opération militaire menée dans notre pays par l’Armée française. Lancée le 11 janvier 2013 et menée dans le cadre de l’intervention militaire au Mali, elle s’achève en juillet 2014 lorsque les forces engagées dans le pays intègrent un dispositif régional : l’opération Barkhane.
L’opération a pour objectif de soutenir les troupes maliennes cherchant à repousser une offensive des groupes armés islamistes qui ont pris le contrôle de l’Azawad, la partie nord du pays. Les buts de cette intervention tels qu’exprimés par le président français, François Hollande, le 15 janvier 2013 sont d’arrêter l’avancée en direction de Bamako des forces djihadistes, sécuriser la capitale du Mali et permettre au pays de recouvrer son intégrité territoriale.
Depuis le 17 janvier 2012, un conflit armé oppose dans le nord du Mali l’armée malienne aux rebelles touareg du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et au mouvement salafiste Ansar Dine, alliés à d’autres mouvements islamistes. Le MNLA revendique l’autodétermination et l’indépendance de l’Azawad qui correspond aux trois régions maliennes de Kidal, Tombouctou et Gao. Le gouvernement refuse ces revendications, défendant l’intégrité du territoire malien. Le mouvement Ansar Dine de l’ancien combattant touareg Iyad ag Ghali défend, lui, l’instauration d’une république islamique avec l’application de la charia.
Le 15 novembre 2012, François Hollande, président français reçoit le président Nigérien, Mahamadou Issoufou, à l’Élysée pour discuter d’une intervention française et de la protection des exploitations française des mines d’uranium, au Niger, à la frontière avec le Mali.
Les premières troupes françaises à intervenir sont celles des forces spéciales du COS prépositionnées au Sahel dans le cadre du dispositif Sabre qui se déploient dans le secteur de l’aéroport de Mopti-Sévaré.
Ensuite, les forces spéciales continuent d’assurer des missions de reconnaissance et d’appui de l’armée malienne. On estime, selon certaines sources (les détails des opérations spéciales sont classifiés secret défense), que plus de 200 commandos, appartenant aux trois armées, sont impliqués dans l’opération Serval, ce qui représenterait l’une des plus grosses opérations jamais menées par le COS.
Les forces spéciales des trois armées sont déployées dans l’Adrar des Ifoghas afin de mener des missions de renseignement humain et vraisemblablement de guidage de frappes aériennes.
À partir de la nuit du 10 au 11 janvier 2013, des éléments des forces spéciales sont engagées dans la région de Mopti puis sont rapidement renforcées par la projection à Bamako par avions C-130 Hercules et C-160 Transall de 200 militaires du 21e RIMa prélevés sur le dispositif Épervier, basé au Tchad ainsi que d’un peloton de légionnaires du 1er REC d’Orange.
En métropole, les légionnaires du 2e REP qui sont d’alerte Guépard sont mis en alerte le 11 janvier. Ils forment un groupement parachutiste avec l’état-major, la 2e compagnie (quaternaire) renforcée d’une section anti-char (SAC), un groupe de commandos-parachutistes; deux compagnies (tertiaires) du 1er RCP elles-mêmes renforcées d’une section chacune du 17e RGP. Le REP quitte Calvi quelques jours plus tard pour la Côte d’Ivoire afin de préparer le saut sur Tombouctou. La 3e Cie du 2e REP, déjà projetée à Bangui en décembre 2012, est mise en alerte à son retour sur Libreville (Gabon) et rejoindra le régiment dans les Ifoghas pour deuxième phase de l’opération.
A la suite de l’Opération Serval, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Opération militaire dirigée par l’armée française au Sahel, elle a pour objectif la lutte contre les groupes armés djihadistes de la région. Elle fait suite aux opérations précédentes de même nature, Serval et Épervier. Depuis 2013, les opérations militaires françaises Serval puis Barkhane, au Sahel, ont causé la mort de 52 soldats français. «Au Sahel, la France est et reste engagée aux côtés du Mali, du Burkina Faso, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad dans ce combat sans relâche contre les groupes armés terroristes», indique le ministère des armées. 6 000 militaires français restent engagés en opérations extérieures.
Pourtant, de plus en plus, il est question de réduction de l’effectif de l’Opération Barkhane, quand bien même le prochain sommet du G5 Sahel s’avèrerait déterminant à cet égard. Tout dépendra de la capacité des chefs d’Etat de l’espace sahélien à convaincre la France de rester, alors que cette dernière fait face à une hostilité de plus en plus visible d’une frange bruyante de certaines opinions nationales.

La Rédaction

Info-Matin

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