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Attaque contre le camp militaire de Dinangourou : Bilan : six militaires maliens blessés, plusieurs assaillants tués

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Selon l’armée malienne, hier, jeudi 6 février, aux environs de 7 heures, les Famas ont repoussé une nouvelle attaque terroriste contre un poste militaire à Dinangourou, dans le cercle de Koro, région de Mopti. Lors de l’attaque, six soldats maliens ont été blessés et deux de leurs engins brûlés, la riposte de l’armée malienne a causé la mort de plusieurs assaillants qui ont été calcinés et une  vingtaine de leurs motos ont été brûlées.

Selon des sources locales, les assaillants qui ont attaqué le camp avec une plus d’une cinquantaine de motos se sont vus opposés, durant une heure, une opposition farouche des militaires maliens. Ces derniers  vont recevoir un appui aérien qui va faire fuir les assaillants.

Au cours de cette attaque, selon l’armée malienne, «  six personnels FAMa ont été blessés.  En outre, les FAMa enregistrent deux engins brûlés. Les blessés FAMa ont été évacués.» Côte ennemi,  précise le communiqué de l’armée malienne, plusieurs assaillants ont été calcinés. « Une vingtaine de motos ont été brûlées. »

Pour sécuriser les régions du centre et du nord du pays, l’Etat mali a lancé, le jeudi 30 janvier dernier, l’opération militaire « Maliko ».  Selon les autorités maliennes, l’objectif est de «  rétablir l’Etat du Mali dans ses fonctions régaliennes dans le centre et le Nord du pays. Cette décision a été prise moins d’une semaine après l’attaque meurtrière contre un camp de militaires malien à Sokolo qui a fait une vingtaine de morts au sein de l’armée.

Les camps des forces armées du Mali sont régulièrement pris pour cible par les djihadistes. Face à cette agression terroriste quasi-quotidienne, le gouvernement invite « les populations à plus de vigilance, et les appelle à plus de collaboration et de soutien à nos Forces Armées de Défense et de Sécurité, dans leur mission sacrée de défense de l’intégrité territoriale et de protection des populations civiles ainsi que dans leur combat sacré contre les forces obscurantistes qui œuvrent à mettre en mal notre cohésion sociale et à annihiler tous nos efforts de développement. »

Le mois de janvier passé fut particulièrement éprouvant pour l’armée malienne.  Dans la nuit du mercredi 29 janvier, les terroristes ont réoccupé, durant des heures, le camp de la gendarmerie de Sokolo. «Ici c’est la panique, ils ont réinvesti le camp et planté leur drapeau », a indiqué un habitant de Sokolo. Quelques heures plus tard, le jeudi 30 janvier, très tôt le matin,  à Sarakala, à cinq kilomètres de Markala, un check-point de la gendarmerie a été attaquée par des présumés terroriste. Bilan : des véhicules et des armes emportés.

D’autres  localités de la zone sont aussi sous la pression des djihadistes  qui  ont occupé  Sokolo. Une  source locale a indiqué que les villages de Diabaly et Guiré seraient encerclés par des hommes armés circulant à motos entre les localités qu’ils visitent. Selon l’armée malienne, «  un PC tactique a été installé à Diabaly où les Famas ont appréhendés six suspects.»

Le dimanche 26 février dernier, tôt le matin, le camp de la gendarmerie malienne de Sokolo, dans le cercle de Niono, région de Ségou, a subi une attaque terroriste. Le bilan provisoire de l’attaque du poste, selon l’armée malienne, est le suivant : vingt militaires tués, cinq blessés et 60 rescapés, des véhicules et des armes emportées.

L’attaque a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Pour rappel, dans la nuit du 22 au 23 janvier 2020, six militaires maliens ont été tués et plusieurs autres blessés lors d’une attaque à Dioungani, à 52 km de Koro, région de Mopti. Une journée avant, le mardi janvier, deux militaires maliens ont été tués, le mardi 21 janvier dernier, par l’explosion d’une mine à Dalla, dans le cercle de Douentza.

Le pourrissement de la situation sécuritaire dans le centre et le nord, en plus de faire des morts et des déplacés civils, a fait, selon l’ONU, entre octobre et décembre, 193 morts dans les rangs de l’armée malienne.

M.K. Diakité

Le Républicain

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